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La fertilité humaine pourrait devenir nulle vers 2050

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La fertilité humaine est en train de se réduire de façon inquiétante. Selon Shanna Swan, épidémiologiste, spécialiste de santé publique et professeur à l’école de médecine Icahn de l’hôpital du Mont Sinaï de NewYork, la concentration de spermatozoïdes dans le sperme des hommes a diminué entre 50 et 60% en moins de 40 ans. C’est du moins ce qui ressort d’un livre, “Countdown” (Le compte à rebours) qu’elle vient de publier et qui s’appuie sur les travaux universitaires publiés par des centaines de chercheurs.  Cette baisse de fertilité s’accompagne également d’une augmentation des cas d’intersexualité (possession à la fois de caractéristiques mâles et femelles), de pénis réduit ou de problèmes de migration testiculaire (lente descente des testicules).

Plus inquiétant encore, si la tendance au déclin se poursuit au rythme actuel de 1à 2% l’an, la fertilité humaine pourrait devenir quasiment nulle aux alentours de 2050. La baisse de la fertilité humaine pourrait alors obliger les humains à généraliser la procréation assistée.

L’évolution des modes vie (mauvaise alimentation, obésité, manque d’exercices physiques, etc) ne suffit pas à expliquer ce phénomène. Des anomalies de développement dès le stade fœtal semblent déjà monter des changements dans le processus de sexuation l’embryon. Les produits chimiques, notamment ceux ayant des effets perturbateurs endocriniens, et les micro-plastiques pourraient aussi avoir une part de responsabilité comme le suggèrent par ailleurs des études conduisant à des résultats similaires chez des animaux (chiens, alligators, poissons, etc.).

Ce constat confirme les prévisions d’un autre livre prémonitoire, “L’apogée” écrit par des universitaires canadiens qui annoncent un retournement démographique pouvant se traduire par une baisse de la population du monde de 98% en quelques siècles (2). Les dernières prévisions de l’ONU concernant l’évolution de la population mondiale d’ici 2100 et une étude récente publiée par démographes éminents dans la revue scientifique The Lancet vont également dans ce sens.

La baisse de la fertilité humaine s’inscrit aussi dans une évolution plus profonde de la société où la sexualité tend à prendre une certaine autonomie par rapport à la procréation et à la parentalité (2).

 (1)  Shanna Swan : “Count Down: How Our Modern World Is Threatening Sperm Counts, Altering Male and Female Reproductive Development, and Imperiling the Future of the Human Race”
(2) J. Carles et M. Granger : “L’Apogée, l’Avenir en Perspective

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