TotalEnergies a dévoilé le 16 juillet 2026 les indicateurs préliminaires de son deuxième trimestre, qui pointent vers des résultats en hausse grâce à un baril de Brent moyen à 103,8 dollars et à des marges de raffinage plus élevées.
Le géant pétrolier français a publié ces chiffres une semaine avant la parution de ses comptes complets, attendus le 23 juillet. Ils confirment que la flambée des cours de l’énergie, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, a soutenu les activités du groupe malgré une production amputée par le conflit régional.
Un baril de Brent en forte hausse
Sur la période avril-juin, le Brent s’est établi en moyenne à 103,8 dollars le baril, contre 81,1 dollars au premier trimestre 2026, selon le communiqué de TotalEnergies. L’indicateur de marge de raffinage européen a lui aussi progressé, à 13,5 dollars le baril, après 11,4 dollars au trimestre précédent. Cette double hausse devrait doper les résultats de la branche aval du groupe.
Selon le groupe, le cash-flow de l’Exploration-Production est attendu en hausse d’environ 1 milliard de dollars par rapport au trimestre précédent, porté par l’envolée des prix. La flambée des cours découle notamment des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui ont perturbé l’approvisionnement mondial.
Une production réduite par le conflit
La production d’hydrocarbures est attendue proche de 2,4 millions de barils équivalent pétrole par jour, avec une croissance organique de 4 % conforme aux prévisions trimestrielles. L’impact du conflit au Moyen-Orient sur la production a été chiffré à environ 210 000 barils équivalent pétrole par jour, un niveau nettement inférieur à la prévision de 360 000 communiquée le trimestre précédent.
Le groupe attribue cette amélioration à la montée en puissance de sa production offshore aux Émirats arabes unis au cours du trimestre et au redémarrage de la production dans les autres pays de la région en juin.
Le négoce de gaz en repli
Toutes les branches ne profitent pas de la conjoncture. TotalEnergies prévient que le résultat de son segment Integrated LNG devrait reculer, en raison d’une contreperformance des activités de négoce de gaz, dans un marché européen jugé globalement atone voire baissier. À l’inverse, la branche Integrated Power devrait voir son cash-flow progresser sensiblement à la suite de la transaction EPH.
Un endettement attendu en amélioration
Sur le plan financier, le groupe anticipe une baisse du besoin en fonds de roulement de 1 à 1,5 milliard de dollars et table sur une amélioration de son ratio d’endettement d’au moins deux points de pourcentage par rapport à la fin du premier trimestre 2026. Les investissements nets restent alignés sur l’objectif annuel de 15 milliards de dollars.
Une réaction boursière mitigée
Malgré ces perspectives favorables, le titre TotalEnergies a réagi de façon contrastée le 16 juillet. Selon Boursorama, l’action reculait de 1,94 % à 69,27 euros en séance, figurant parmi les pires performances d’un CAC 40 lui-même en repli d’environ 0,5 %. Les investisseurs semblent avoir déjà anticipé une partie de la bonne tenue des indicateurs, alors que le marché reste attentif à la contreperformance signalée dans le négoce de gaz. Les comptes définitifs du deuxième trimestre et du premier semestre devraient permettre de mesurer précisément l’ampleur de la hausse des profits.

