Publicis a relevé jeudi 16 juillet son objectif de croissance annuelle, désormais fixé entre 4,5 % et 5 %, après un premier semestre 2026 marqué par un revenu net de 7,229 milliards d’euros et une marge d’exploitation record, portés par l’intelligence artificielle.
Le géant français de la communication, longtemps distancé par ses rivaux anglo-saxons, confirme une trajectoire qui l’a hissé en tête du CAC 40 vendredi 17 juillet. Le relèvement de l’objectif traduit la confiance de la direction pour la seconde partie de l’année.
Une croissance qui accélère au deuxième trimestre
Sur les six premiers mois, la croissance organique du groupe a atteint 4,7 %, avec une accélération à 4,8 % au deuxième trimestre. Toutes les grandes zones ont contribué à la dynamique : les États-Unis ont progressé de 5,5 % sur le trimestre, l’Europe de 5 % et la Chine de 7,5 %, selon le communiqué de résultats.
La rentabilité a suivi. Le taux de marge opérationnelle ajustée s’est établi à 17,5 % sur le semestre, un niveau que le groupe présente comme un record pour une première moitié d’année, tout en poursuivant ses investissements dans les données et la technologie.
L’intelligence artificielle au cœur du modèle
La direction attribue une large part de cette performance à son virage technologique. Le groupe indique que 73 % de son fonctionnement opérationnel est désormais alimenté par l’intelligence artificielle, grâce à la combinaison de sa filiale de données Epsilon, du conseil technologique Sapient et de son infrastructure interne baptisée CoreAI.
Les services marketing dits « augmentés par l’IA », qui représentent 87 % du revenu net total, ont affiché une croissance organique de 6,5 % sur le trimestre. Ce positionnement, présenté comme un facteur de différenciation, alimente le discours du groupe face à des concurrents engagés dans les mêmes chantiers.
Un objectif annuel revu à la hausse
Fort de ce semestre, Publicis a resserré et relevé sa prévision. Le groupe vise désormais une croissance organique comprise entre 4,5 % et 5 % sur l’ensemble de 2026, contre une fourchette de 4 % à 5 % précédemment communiquée. Ce relèvement s’appuie sur des gains de budgets enregistrés au cours des derniers mois.
Le président du directoire, Arthur Sadoun, a mis en avant l’écart de performance avec le reste du secteur. « Nos performances sont supérieures de 6 % à celles de nos concurrents », a-t-il affirmé, en évoquant sa confiance pour maintenir cette dynamique au second semestre.
En tête du CAC 40
La publication a été saluée en Bourse, l’action Publicis figurant parmi les plus fortes hausses de l’indice parisien au lendemain de l’annonce, à rebours d’un secteur technologique sous pression. Le groupe rendra compte de sa trajectoire complète lors de la présentation de ses résultats annuels, qui diront si l’objectif rehaussé aura été tenu.

