Notre-Dame de Paris engage un vaste programme de restauration jusqu’en 2033

L’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris a présenté début juillet un schéma directeur regroupant douze chantiers de restauration à mener jusqu’en 2033, un an et demi après la réouverture de la cathédrale au public.

Le monument, rouvert en décembre 2024 après l’incendie de 2019, n’en a donc pas fini avec les échafaudages. Le programme dévoilé passe des travaux d’urgence à une restauration de fond de l’édifice, étalée sur près de sept ans.

Douze chantiers étalés sur sept ans

Le schéma directeur rassemble douze opérations autonomes, conduites selon un calendrier tenant compte de l’urgence de chaque intervention et de l’optimisation des coûts. Plusieurs sont déjà lancées : la restauration du chevet et de ses vingt-deux arcs-boutants a débuté en 2025, tandis qu’une opération engagée au printemps 2026 porte sur la sacristie, son enveloppe extérieure, ses pierres, ses sculptures et sa couverture.

Les phases à venir viseraient les façades nord et sud du transept, les trois rosaces médiévales, les vitraux, l’extérieur des tours — dont les chimères dessinées par Viollet-le-Duc — et le presbytère. Philippe Jost, président de Rebâtir Notre-Dame de Paris, a résumé la démarche. « Nous avons dressé l’inventaire des travaux nécessaires à la restauration complète du monument », a-t-il indiqué.

La rosace occidentale endommagée par la grêle

Deux opérations doivent démarrer dès 2027, sans attendre la suite du programme. La première concerne la grande rosace occidentale, qui a subi des dommages lors d’un épisode de grêle en mai 2025. La seconde vise la façade nord du transept et la statue de la Vierge ornant son portail.

Un édifice toujours en travaux

La flèche reconstruite et les tours nord et sud font aussi l’objet d’interventions menées en parallèle. Ce séquençage doit permettre de traiter les points les plus fragiles tout en maintenant l’accueil du public, qui a repris depuis la réouverture de la cathédrale.

Un financement encore incomplet

Le coût de ces futurs travaux est évalué à 150 millions d’euros, dont 130 millions restaient à réunir au moment de l’annonce. L’établissement public, qui avait bénéficié d’un afflux de dons après l’incendie de 2019, devra donc mobiliser de nouveaux financements pour mener à bien l’ensemble du programme.

Le premier des douze chantiers du schéma directeur est attendu pour 2027. La restauration complète de la cathédrale, elle, ne devrait s’achever qu’à l’horizon 2033, si le calendrier et les financements sont tenus.

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Jacques CARLES