Rentrée scolaire 2026, la facture grimpe à 488 euros et pousse les familles à rogner sur le quotidien

Les parents français prévoient de dépenser en moyenne 488 euros pour la rentrée scolaire 2026, soit 79 euros de plus qu’en 2025, selon le baromètre annuel Cofidis réalisé avec CSA Research et publié le 3 août 2026. Une facture qui pousse une majorité de familles à rogner sur leurs dépenses.

Une hausse de près de 20 % en un an

Le montant moyen consacré à la rentrée bondit de 409 euros en 2025 à 488 euros cette année, une progression de près de 20 %, d’après l’enquête menée en ligne du 29 mai au 8 juin 2026 auprès de 357 parents d’enfants scolarisés, au sein d’un échantillon représentatif de 1 009 personnes. Le budget médian, moins sensible aux montants extrêmes, s’établit lui à 261 euros contre 239 euros un an plus tôt, une progression plus mesurée mais bien réelle.

Cet écart entre la moyenne et la médiane recouvre des situations très différentes selon les foyers. « Cet écart traduit une réalité contrastée : certains foyers parviennent encore à maintenir leur niveau de dépenses, tandis qu’une part importante des parents est contrainte d’arbitrer davantage », analyse Mathieu Escarpit, directeur marketing de Cofidis France. Autrement dit, derrière la moyenne, une partie des familles décroche.

Sept parents sur dix contraints de se serrer la ceinture

Selon le baromètre, 69 % des familles déclarent devoir « se serrer la ceinture » pour préparer la rentrée, soit trois points de plus qu’en 2025 et le niveau le plus élevé depuis le lancement de l’étude. Dans le détail, 56 % des parents redoutent de ne pas disposer de ressources suffisantes pour couvrir l’ensemble des frais liés à la scolarité, et 46 % se disent déjà en difficulté face à ces coûts.

La pression se lit aussi dans les renoncements. Les vêtements arrivent en tête des dépenses sacrifiées, cités par 44 % des parents, devant les fournitures scolaires (35 %), les articles de sport (33 %) et les activités extrascolaires (32 %). Plus préoccupant selon Cofidis, les coupes touchent désormais des postes du quotidien. Ainsi, 23 % des parents réduisent les frais de cantine, de garde ou de centre de loisirs, une proportion en hausse de onze points en un an.

L’épargne et le crédit comme variables d’ajustement

Pour absorber la dépense, 42 % des ménages interrogés y parviennent encore avec leur budget courant, mais 26 % doivent puiser dans leur épargne, selon le baromètre. Le paiement en plusieurs fois sans frais (11 %) et le crédit à la consommation (5 %) complètent les leviers mobilisés pour étaler une charge devenue plus lourde à régler en une seule fois.

La flambée est largement imputée à la perception d’une inflation persistante. Ainsi, 83 % des parents estiment que les prix ont augmenté depuis la rentrée 2025, principalement sur les fournitures (26 %) et l’alimentation (24 %). Face à cette contrainte, les familles s’adaptent, 45 % concentrant leurs achats sur l’essentiel et 41 % se tournant vers la seconde main pour limiter la note.

Une allocation versée le 18 août en métropole

Pour amortir ce coût, les familles modestes bénéficient de l’allocation de rentrée scolaire (ARS), dont le montant s’échelonne de 426,87 euros à 466,02 euros par enfant selon son âge, d’après la Caisse nationale des allocations familiales. En métropole, ainsi qu’en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, le versement interviendra le mardi 18 août 2026, après le 4 août à Mayotte et à La Réunion. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, les parents devront déclarer la scolarité sur le site de la CAF afin de déclencher le paiement automatique.

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Jacques CARLES