L’allocation de rentrée scolaire versée à près de 3 millions de familles à partir du 18 août

Près de 3 millions de familles françaises vont recevoir l’allocation de rentrée scolaire (ARS) à partir du 18 août 2026, un versement automatique compris cette année entre 426,87 et 466,02 euros par enfant selon son âge, a confirmé la Direction de la Sécurité sociale.

Le calendrier, annoncé le 16 juillet dans un communiqué officiel, fixe le versement au mardi 18 août en métropole ainsi qu’en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. Les allocataires de La Réunion et de Mayotte, où l’année scolaire débute plus tôt, l’ont perçu dès le 4 août. L’aide, destinée à amortir le coût des fournitures, vêtements et manuels, arrive au moment où les familles font leurs achats de rentrée.

Des montants en hausse de 0,8 %

Pour la rentrée 2026, l’ARS s’élève à 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros de 11 à 14 ans et 466,02 euros de 15 à 18 ans. Ces montants, revalorisés de 0,8 % par rapport à 2025, progressent d’un peu plus de 3 euros pour les plus jeunes et de près de 4 euros pour les lycéens.

La Direction de la Sécurité sociale rappelle la portée du dispositif : « Cette aide accompagne près de 3 millions de familles ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans afin de les soutenir face aux dépenses liées à la rentrée scolaire. » Au total, plus de cinq millions d’enfants seraient concernés chaque année, selon le ministère de l’Éducation nationale.

Un versement sous conditions de ressources

L’allocation n’est pas universelle : elle dépend des revenus perçus en 2024. Le plafond s’établit à 28 956 euros pour une famille ayant un enfant à charge, 35 638 euros pour deux enfants et 42 320 euros pour trois enfants, majoré de 6 682 euros par enfant supplémentaire. Les foyers dont les ressources dépassent légèrement ces seuils peuvent percevoir une allocation dégressive, dite différentielle, dont le montant décroît à mesure que les revenus s’éloignent du plafond.

Le versement est en principe automatique pour les familles déjà connues de la Caisse d’allocations familiales (CAF) ou de la Mutualité sociale agricole (MSA), à condition que le dossier soit à jour. Aucune démarche n’est requise pour les enfants âgés de 6 à 15 ans, la CAF disposant déjà des informations nécessaires. Les nouveaux allocataires, eux, doivent déclarer leur enfant et transmettre les justificatifs de scolarité demandés.

Une déclaration obligatoire pour les 16-18 ans

La situation diffère pour les adolescents plus âgés. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, la CAF demande aux parents de confirmer la poursuite de la scolarité. « Vous devez confirmer en ligne qu’il est toujours scolarisé, étudiant ou apprenti », précise l’organisme, qui invite à effectuer cette déclaration avant la rentrée pour ne pas retarder le paiement.

L’ARS concerne les enfants nés entre le 16 septembre 2008 et le 31 décembre 2020, ainsi que les plus jeunes déjà inscrits en cours préparatoire. Les étudiants et apprentis de moins de 18 ans peuvent également en bénéficier, sous réserve de justifier leur inscription.

Une aide scrutée face au coût de la rentrée

Le montant de l’allocation reste un sujet sensible chaque été, alors que le prix des fournitures et des vêtements pèse sur les budgets modestes. Plusieurs associations familiales estiment que la revalorisation de 0,8 %, calée sur l’inflation constatée, ne compense qu’imparfaitement la hausse cumulée des prix des dernières années. La progression de cette année, comprise entre 3 et 4 euros par enfant, contraste avec les revalorisations plus marquées observées en pleine flambée inflationniste, lorsque le coût de la vie augmentait de plusieurs points.

Pour les foyers concernés, le rendez-vous du 18 août constitue néanmoins un repère fixe du calendrier social. Les familles qui n’auraient pas reçu le versement à cette date, malgré leur éligibilité, sont invitées par la CAF à vérifier que leur situation et leurs justificatifs sont bien enregistrés.

Picture of Jacques CARLES

Jacques CARLES