Le moral des menages francais se redresse encore en juillet, a 86 points selon l’Insee

La confiance des ménages français a progressé de deux points en juillet 2026, à 86 points, poursuivant un redressement entamé le mois précédent, a annoncé l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) ce mardi 28 juillet. L’indicateur reste toutefois nettement en dessous de sa moyenne de long terme.

Ce baromètre est suivi de près par les prévisionnistes car les dépenses des ménages constituent le premier moteur de la croissance française. Son redressement, s’il se confirmait, offrirait un appui à la demande intérieure au second semestre, dans un contexte où la consommation avait reculé en début d’année sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie.

Un indicateur qui remonte mais demeure sous sa moyenne historique

Selon l’Insee, l’indicateur synthétique de confiance des ménages gagne deux points pour s’établir à 86 en juillet, après une hausse déjà de deux points en juin. Il s’agit du deuxième mois consécutif de progression. L’indice demeure néanmoins sous sa moyenne de longue période, fixée à 100 sur la base des relevés effectués entre janvier 1987 et décembre 2025.

L’écart de quatorze points par rapport à cette référence rappelle que le climat de consommation reste dégradé malgré l’embellie. L’enquête, menée par téléphone auprès d’environ 2 000 ménages entre le 25 juin et le 20 juillet, sert de baromètre à la statistique publique pour anticiper l’évolution des dépenses des foyers.

Une inquiétude sur les prix en net recul

Le principal facteur du redressement tient au reflux des craintes inflationnistes. « La part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois a baissé de nouveau très fortement en juillet », relève l’Insee. Le solde d’opinion correspondant recule de dix-huit points, après avoir déjà cédé quatorze points en juin.

Ce solde retrouverait « presque son niveau de février, avant le déclenchement de la guerre au Proche-Orient », précise l’institut, en référence à la flambée des tensions au printemps qui avait fait remonter les anticipations de prix. L’opinion des ménages sur l’évolution passée des prix se replie également, de cinq points.

Situation financière et intentions d’achat en légère amélioration

Le jugement des ménages sur leur situation financière s’améliore de nouveau. Le solde relatif à leur situation passée gagne deux points, à -26, tandis que celui portant sur leur situation future progresse aussi de deux points, à -14, se rapprochant de sa moyenne de longue durée.

L’opinion sur l’opportunité de réaliser des achats importants suit la même pente, en hausse de deux points, à -36. Cet indicateur, souvent scruté comme un signal avancé de la consommation en biens durables, reste cependant très éloigné de son niveau d’équilibre, ce qui traduit une prudence persistante des foyers.

L’épargne au-dessus de sa moyenne, le chômage moins redouté

Le climat de l’épargne se distingue nettement. La part des ménages jugeant opportun d’épargner augmente de quatre points, et l’indicateur agrégé de l’épargne bondit de cinq points, à 123, bien au-dessus de sa moyenne de long terme de 100. Les soldes sur la capacité d’épargne, présente et future, gagnent chacun trois points.

Ce maintien d’un fort penchant pour l’épargne pourrait limiter, à court terme, un rebond marqué de la consommation, alors que le taux d’épargne des ménages français figure déjà parmi les plus élevés de la zone euro. Les craintes sur le chômage, elles, s’atténuent. Le solde d’opinion associé recule de six points, à 55, tout en restant supérieur à sa moyenne de long terme, signe que l’emploi demeure une préoccupation.

Un signal scruté avant les comptes trimestriels

La publication intervient à deux jours de la première estimation des comptes nationaux du deuxième trimestre 2026, attendue le 30 juillet, qui livrera le chiffre de croissance du produit intérieur brut ainsi que les dépenses de consommation des ménages de juin. La Banque de France table pour sa part sur une progression du PIB de 0,2 % au deuxième trimestre.

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Jacques CARLES